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Place des CC dans la concertation prospective lancée par la Ministre

13.02.2015 17:47 Il y a : 5 yrs

Question parlementaire de Véronique Salvi à la Commission culture du Parlement le 12 février


Extrait du compte rendu intégral de la séance du 12 février 2015

Mme Véronique Salvi (cdH). – Le 19 janvier dernier, au Théâtre national, nous étions nombreux à vous entendre esquisser vos priorités en matière de politiques culturelles. Les représentants des centres culturels se sont montrés particulièrement motivés à participer à ce projet ambitieux.
Quelques jours plus tard, l’Astrac, réseau des professionnels en centres culturels, organisait une rencontre sous le thème « Changer l’économie. Repenser l’organisation sociale. Travailler autrement. Quels regards, quels apports des Centres culturels ? ». Cet intitulé traduit une démarche prospective incontournable pour tracer les lignes d’une nouvelle politique culturelle ambitieuse.
Le secteur s’interroge sur la valorisation de la création et les centres culturels craignent de ne pas être intégrés au processus réflexif. La mise en oeuvre du nouveau décret entré en vigueur le 1er janvier 2014 suscite également leurs inquiétudes.
Si le secteur est très positif sur l’ensemble de vos propositions, celles-ci présagent néanmoins un avenir moins positif pour les centres culturels.
C’est pourquoi je désirais vous en faire part afin que vous confirmiez que les centres culturels seront bien associés à la réflexion sur l’élaboration des politiques culturelles de demain.
Pouvez-vous également les rassurer sur le nouveau décret et notamment sur les lignes budgétaires ? Nous avions eu l’occasion d’en parler mais il semble que les messages ne passent pas toujours bien. Je souhaite que vous puissiez rassurer les opérateurs des centres culturels sur l’avenir, leur participation, leur importance et les lignes budgétaires.

Mme Joëlle Milquet, vice-présidente et ministre de l’Éducation, de la Culture et de l’Enfance. – Je me demande bien où un message est mal passé. Je n’ai reçu aucune lettre de quelque centre culturel que ce soit. Le rôle des centres culturels n’est nullement remis en cause. Dans les pôles culturels et les partenariats avec l’ensemble des opérateurs qui en découlent, les centres culturels ont un rôle encore plus important. Ils doivent évidemment atteindre leurs objectifs. Nous devons préciser leur rôle croissant pour la diffusion du cinéma, le jeune public, les liens avec les écoles, etc. Ils doivent se spécialiser et jouer un rôle de coordination encore plus actif en matière de mutualisation.
Mais, contrairement à ce qui avait été discuté au moment de l’accord gouvernemental, il n’y a pas de moratoire sur les centres culturels. J’ai demandé qu’on n’exécute pas les décisions prévues, cela n’aurait pas été bon pour les centres culturels. De plus l’enveloppe n’a pas été fortement diminuée.
En revanche, il faut préciser plus clairement les missions, baliser le paysage à partir des centres culturels et fédérer plus d’initiatives et d’institutions.
Rien dans mon discours ne pouvait laisser pressentir une épée de Damoclès. Le secteur doit arrêter de s’inquiéter et s’investir davantage dans des projets. Il a été revalorisé et a fait l’objet d’un décret qui peut évidemment toujours être affiné.

Mme Véronique Salvi (cdH). – Madame la ministre, vos propos sont d’autant plus rassurants que vous les tenez avec force et conviction. Cela ménagera certaines susceptibilités ! Je reviendrai vers vous pour aborder les composantes budgétaires.